Festival de la nouvelle année amazighe 2967 à Meknès

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Pour sa quatrième édition, du 13 au 15 janvier, le Festival de la nouvelle année amazighe 2967 prévoit plusieurs activités artistiques et culturelles organisées par le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix (CMCDP) en collaboration avec ses partenaires.

«L’identité, la mémoire et les parcours de reconnaissance» est la thématique autour de laquelle débattront, en deux matinées, des experts marocains et internationaux, et dont le rapport final sera rédigé pour faire l’objet d’un débat entre les différents participants, suivi de la publication d’un rapport final pour le large public. «À travers cette activité, le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix désire approcher la question de l’identité dans sa profondeur, en mettant en exergue la réalité des problématiques exposées à propos de la mémoire et les différents parcours des reconnaissances, et ce tout en essayant de répondre aux grandes questions posées par les spécialistes et experts qui travaillent sur le sujet. C’est pour cela que les organisateurs du Festival de la nouvelle année amazighe ont décidé de programmer des rencontres abordant cette thématique, afin de réfléchir profondément à ces questions et donner des réponses en relation avec l’identité et les problématiques concernant la mémoire dans son rapport ambigu au mot reconnaissance. Et ce, non seulement dans l’expérience marocaine, mais aussi dans toutes celles qui lui ressemblent», souligne Abdeslam Boutayeb, président du CMCDP.

En effet, poser les questions essentielles en relation avec l’identité et la mémoire commune et instaurer l’habitude de fêter la culture amazighe dans toutes ses composantes sont les buts poursuivis par cette célébration annuelle, qui devient d’année en année un rendez-vous important et très attendu par la population de la cité ismaïlienne. «Cet intérêt accordé par le CMCDP à la problématique de l’identité et la célébration de manière originale du Nouvel An amazigh a poussé les politiciens, les universitaires, les professionnels des médias et les spécialistes des droits humains à soulever beaucoup d’interrogations en raison de la dynamique relative à ces questions que le centre a réussi à mettre en place. Laquelle dynamique est, depuis la création du centre, au cœur des débats dans l’espace public entre les différents intervenants, civils et politiques», ajoute Abdeslam Boutayeb. De ce fait, des rencontres de haut niveau auront lieu avec intervenants spécialistes en la matière, avec la participation de penseurs venant d’Espagne, de France, de Palestine, du Liban, d’Irak, du Mexique, d’Algérie, de Tunisie, de Libye, d’Égypte et du Maroc, ainsi qu’un vibrant hommage au Professeur Abdeslam El Khamlichi.

Par ailleurs, la salle des congrès à l’hôtel Tafilalet, la salle Manouni, la place de la préfecture, et la place Lahdim accueilleront, au cours de ces trois journées, plusieurs manifestations artistiques et culturelles, notamment des expositions d’arts plastiques avec Najat El Baz (Maroc) et Saad Elsayed (Égypte), des veillées avec des lectures de poésies et des soirées musicales qui seront animées, respectivement, par le trio Joubran (Palestine) et Angel Petisme (Espagne). Les journées seront clôturées par une projection cinématographique, sous la thématique «Le cinéma au service de la diversité» avec le film «Almanya» de Yasemin ŞSamdereli qui sera suivi d’un débat.

lematin.ma

 

 

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